L’interview d’Arnaud Gangloff & d’Olivier Mouton, Kea&Partners

Mai 04

L’interview d’Arnaud Gangloff & d’Olivier Mouton, Kea&Partners

L’interview d’Arnaud Gangloff, Président et Directeur Général de Kea & Partners et d’Olivier Mouton, Directeur chez Kea & Partners, en charge du partenariat avec l’Innovation Factory. 

Arnaud Gangloff, Président et Directeur Général de Kea & Partners

Quelles motivations ont été à l’origine de votre partenariat avec l’Innovation Factory ?

Arnaud Gangloff : Au moment du lancement de l’Innovation Factory, Kea a apporté son aide dans la structuration du projet. L’incubateur de l’Innovation Factory était à construire et ce type de dispositif était plutôt novateur. Olivier Mouton s’est beaucoup impliqué dans cette phase de construction et anime depuis le partenariat. Nous avons vu dans ce projet un dispositif innovant au service des transformations digitales, sujet prioritaire pour nos clients. L’association d’entreprises traditionnelles, de startups et d’étudiants, très à la pointe des projections du monde numérique d’aujourd’hui et de demain, est plus que pertinente. De plus, un certain nombre de nos clients sont des partenaires de l’Innovation Factory, et d’ailleurs, certains le sont parce qu’ils sont nos clients.

Arnaud Gangloff

Olivier Mouton, Directeur chez Kea & Partners, en charge du partenariat avec l’Innovation Factory

Olivier Mouton : Ce partenariat nous intéresse pour nos clients bien sûr mais aussi parce que, en tant qu’entreprise, nous réfléchissons à notre propre transformation digitale. Le cluster est un levier pour accélérer cette transformation. L’Innovation Factory joue un rôle important dans notre façon d’appréhender la transformation digitale du monde. C’est une problématique qui nous touche tout particulièrement et quand Anne Lalou a cherché des partenaires, en devenir un nous a semblé une évidence.

Quelle forme prend votre partenariat avec l’Innovation Factory ?

AG : Nous impliquons nos consultants dans les différents modules que propose l’Innovation Factory. Ainsi, nous participons très régulièrement aux week-ends challenge durant lesquels les étudiants challengent nos clients sur leur sujets. C’est aussi une manière pour nous de confronter nos consultants à des problématiques digitales opérationnelles. Nous avons par exemple participé l’an dernier à un plateau projet sur l’évolution du rôle du manager à l’aube du digital. Cela a donné lieu à de belles réunions de travail avec Accor et à une exploration approfondie de l’évolution du rôle du manager.

Par ailleurs, nous sollicitons les étudiants de l’Innovation Factory aussi sur certains sujets internes, de type architecture de marque / groupe par exemple.

OM : Leurs travaux ont été une source d’inspiration que l’on exploite aujourd’hui. Cela a aussi été le cas lors d’une anti-masterclass où nous avons demandé aux étudiants de réfléchir à des dispositifs à mettre en place autour de l’AMPLI, notre nouvel espace de dynamique collective.

AG : Notre travail est très collectif et requiert souvent des séminaires, des réunions, des ateliers. Les étudiants ont travaillé sur cet espace, avec des idées et solutions inspirantes et une vision très rupturiste. Notre partenariat est aussi le moyen d’augmenter la valeur que nous proposons à nos clients. Et, aujourd’hui, le digital et l’Innovation Factory font partie de l’offre de conseil de Kea — au même titre que d’autres partenaires à même d’enrichir notre valeur ajoutée.

Nous sollicitons également le réseau de l’Innovation Factory pour notre propre compte. Nous avons organisé une conférence chez Kea présentant un état des lieux des écosystèmes innovants d’Île-de-France grâce à Anne Lalou. Le dirigeant de La Paillasse, réseau de laboratoires interdisciplinaires, y est intervenu et nous a fait découvrir l’état d’esprit des lieux qui incubent, fédèrent, développent, éco-innovent autour de la transformation numérique et technologique.

OM : Ce fut l’occasion pour une soixantaine de consultants présents de prendre conscience de l’ampleur de ces évolutions. Certains ont intégré dans des propositions pour des clients des choses présentées ce soir-là.

AG : Notre partenariat avec l’Innovation Factory se traduit aussi par le fait que nous avons des stagiaires de la Web School Factory chez Kea, notamment du cursus consacré au design. Ils ont contribué à créer et/ou améliorer notre propre design/graphisme (sur le site web, les réseaux sociaux et les supports plus traditionnels) mais nous les utilisons aussi pour challenger les différents formats de nos offres et, de façon plus ponctuelle, nous leur demandons de nous aider sur des supports projets.

OM : Les projets menés avec l’Innovation Factory, les interactions entre nos deux entités sont exponentiels. En 2015, environ 30 consultants, soit un quart des effectifs de Kea Partners à Paris, ont été impliqués dans ce partenariat. Par exemple, au dernier WE Challenge, nous avons invité 3 consultants : 2 associés et 1 consultant senior. Les candidats étaient nombreux ! Cela suscite un certain enthousiasme de la part de nos consultants qui apprécient ces moments de respiration et d’inspiration.

Jusqu’à maintenant, ce partenariat a-t-il répondu à vos attentes ?

AG : Oui, ce partenariat a répondu à nos attentes par la somme des initiatives proposées et le développement du champ des possibles. Il est précieux d’avoir quelqu’un chez Kea en charge de ce partenariat et qui capte des opportunités autant pour notre transformation interne que pour celle de nos clients. Nous sommes d’autant plus satisfaits que les projets et ateliers se multiplient. L’envie et l’énergie de faire des choses en commun existent des deux côtés.

OM : Anne Lalou a bien compris que pour fidéliser les gens, il faut les impliquer dans l’action. Elle est force de proposition et nous sollicite là où nous avons un savoir-faire.

AG : Bien sûr, il faut ensuite entretenir la relation. Sinon, l’effet se diluera, le regard court-termiste l’emportera. Olivier Mouton a en permanence en tête le partenariat au-delà des seuls prochains projets, ce qui garantit la montée en puissance de cette collaboration.

Nos concurrents sont associés à d’autres dispositifs équivalents. Mais les capacités d’initiative de l’Innovation Factory sont indéniablement une force. À nous de nous organiser pour en profiter pleinement.

Comment imaginez-vous l’évolution de ce partenariat ?

AG : Nous avons aujourd’hui des amorces prometteuses. Elles doivent se transformer en réalisations significatives, qu’elles soient labellisées Innovation Factory ou qu’elles se fassent seulement au sein de son écosystème. Quand on fait un week-end challenge ou une anti-masterclass avec un client, cela devrait nous mener à faire des choses ensemble. Il me semble que nous sommes en présence d’un triptyque composé de :

· Un client avec des besoins

· Une équipe Kea pour l’aider à gagner en performance

· Un acteur qui lui apporte des réponses

L’Innovation Factory et/ou une ou plusieurs de ses entités peut être cet acteur. Lorsque nous aurons créé ce triptyque, nous aurons véritablement passé un cap dans le développement de ce partenariat. On n’en est d’ailleurs pas si loin que ça !

OM : L’Innovation Factory n’a que 3 ans. Si on regarde ce qui existait à la création et que l’on compare avec aujourd’hui, la différence est grande : il y a le Centrale Lab, un réseau de partenaires qui ne cesse de s’étoffer…

L’offre a évolué et, chaque année, on nous propose de nouvelles choses. Reste quand même une étape à franchir : coproduire quelque chose avec l’Innovation Factory et/ou son écosystème.

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AG : Il faudrait pouvoir créer ce triptyque à potentiel avec :

· Des startups qui ont des difficultés à se positionner

· Des clients traditionnels qui veulent s’ouvrir à la transformation digitale

· Les consultants de Kea dont le métier est de faciliter la transformation

Nous avons une place de choix dans cette capacité d’intermédiation et le rapprochement de ces deux mondes.