Your address will show here +12 34 56 78
Rendez-vous partenaires

Quels impacts des objets numériques ? Pourquoi faut-il modifier nos usages ? Comment créer de nouveaux services ou modifier l’existant ? Comment être acteur de cette nouvelle économie ? Ce sont les questions auxquelles nous avons tenté de répondre avec nos intervenants et entreprises partenaires lors de notre Open Day dédié aux tendances Low Tech et Green Tech.


Prise de conscience de l’impact écologique des technologies numériques et éveil sur les tendances de fond des Low et Green Technologies


Aborder le sujet des Low Tech, c’est d’abord questionner et comprendre l’environnement numérique qui évolue et bouscule sans cesse nos habitudes de vie et de travail. Pour nous éclairer sur le sujet, nous avons eu le témoignage de Gauthier Roussilhe, Designer et Expert du numérique : « Horizon 2025 on sera à 5% de l’énergie mondiale qui ira dans le numérique… ” 

Le constat du poids du numérique fait naître des objectifs de transition écologique qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre et donc la consommation énergétique et le nombre de données que l’ont fait circuler numériquement : “Aujourd’hui, on vise un objectif de société en passant de 11 tonnes à 2 tonnes de carbone consommé par français par an”, souligne Gauthier Roussilhe. 

Pour réduire cette consommation par individu et ce coût environnemental, il est nécessaire de créer des outils permettant de mieux nous situer dans une chaîne de valeur, de mesurer et de comprendre comment réduire notre impact numérique.

C’est l’objectif de l’extension navigateur développée par Richard Hanna appelée Carbonalyser, qui permet d’estimer en temps réel l’impact énergétique et le nombre de données émise par notre navigateur. 

Le Programme Reset, quant à lui, intervient auprès des acteurs du numérique. Présenté par Jacques-François Marchandise, Délégué Général de La Fing ce programme est né au sein de La Fondation Internet Nouvelle Génération, et invite les acteurs à réfléchir sur la remise en question du numérique, à le transformer, et le réadapter à de nouveaux enjeux contemporains. 

Les métiers de la fabrication et du développement numérique au premier rang 

Le fabricant de technologies numériques a lui aussi sa part de responsabilité et c’est ce que nous a prouvé Joséphine Vuillard, Responsable Communication et sensibilisation pour Halte Obsolescence, en abordant avec nous l’écoconception : “La construction d’un smartphone de 70 grammes nécessite l’extraction de 70 kilos de matières première » et la volonté de l’association de lutter contre l’obsolescence programmée. Comment ? En agissant directement auprès des fabricants en les accompagnant vers des modèles économiques plus vertueux et en réfléchissant avec eux à des solutions de durabilité des produits. 

Les développeurs voient également leurs métiers s’adapter à ces nouveaux enjeux écologiques et économiques. L’apparition de l’outil Greenspector, il y a 4 ans, permet aux développeurs de mesurer rapidement et facilement la connectivité et les données logiciels.

Le Greenspector est un outil assez simple qui va s’insérer dans les scripts de tests en intégration continue et va permettre de mesurer la ressource, l’énergie d’une page, d’un écran… À partir de cette mesure, on va projeter cette énergie, ces données vers des équations équivalent CO2” souligne Thierry Leboucq, VP Président Greenspector

François Bessaguet, Directeur Technique Sopra Steria, a abordé avec nous la construction d’une application en utilisant le moins de code possible, une technique qu’on appelle Low Code soit 70% du code produit par la machine, 30% du code produit par le développeur. L’intérêt du low code est la pérennisation du code, un langage de 3ème génération qui à terme pourra produire du code plus securisé, plus écologique et plus efficace.

La machine fait ce qu’on lui demande. On lui enseigne les règles du green et elle le fait partout… Cette technique implique l’évolution du métier de développeur et chez Sopra Steria on va lui apporter une pédagogie et un accompagnement”. @François Bessaguet


Le rôle de l’entreprise ? Montrer l’exemple

Il y a une nouvelle économie à imaginer sur un autre paradigme qui pourrait être infusée de Low Tech. Le rôle des entreprises ? Montrer l’exemple car l’entreprise est un acteur phare et clé de ce système”, Quentin Mateus, membre du Low Tech Lab

Un Open day qui a permis à chacun de mesurer l’impact et les enjeux de ces sujets pour l’entreprise.Merci à tous pour le succès de cet Open Day !
0

Espaces en location, Rendez-vous partenaires

Installé depuis début janvier rue Didot, dans le 14e arrondissement, le premier cluster du numérique de Paris propose de nouvelles salles modulables en location pour tout type d’événements professionnels.



Un lieu hybride propice à l’innovation 

2000 m2 de surface, un couloir de 120 mètres, des salles de cours, des espaces privés et/ou en coworking attelés à des cuisines partagées, on peut dire que pousser les portes du 96 rue Didot à Paris nous plonge dans une ambiance particulière et propre à l’Innovation Factory : celle du mode projet et de cette pédagogie innovante tournée vers la collaboration entre l’entreprise et l’étudiant. 

Il faut dire que l’association née en 2013 a bien grandi. Avec aujourd’hui plus de 35 partenaires au sein de son écosystème, l’Innovation Factory poursuit le développement de projets, d’événements, de formation mais également d’espaces, toujours en co-construction avec les entreprises.  

« Déménager en plein cœur de Paris, au Campus Didot c’est rester fidèle à notre rôle d’acteur de l’innovation. Aujourd’hui l’Innovation Factory partage ses espaces avec son école fondatrice, La Web School Factory, et nos formations : CFEE et La Tech&Code Factory. De par cette proximité avec ces acteurs, nous sommes tous les jours dans un véritable lieu de vie : un carrefour de l’innovation où se rencontrent étudiants, intervenants, startups, grand groupe et experts du numérique » Anne Lalou, Présidente de l’association.  




7 espaces disponibles à la location pour les entreprises

Une envie de travailler (seul ou en équipe) et bousculer ses habitudes de travail ? Un besoin de trouver un lieu unique pour l’organisation de tout types d’événements entreprises ?


L’Innovation Factory met en location pour les professionnels, 7 espaces partagés et/ou privés :


Des Salles Projet, pouvant accueillir jusqu’à 24 personnes, pour l’organisation d’ateliers workshop ou de journées de brainstorming ;


Des Grandes Salles Projet, accueillant chacune jusqu’à 60 personne, idéales pour l’accueil de grands événements professionnels ;

Une Salle Formation, dotée de 18 places assises, pour l’organisation de journées de formation, ateliers de développement personnel ou réunions d’équipe ;

Un Bureau en Coworking, offrant 16 postes de travail et donnant sur l’atelier Fab Lab de La Web School Factory, pour bousculer ses habitudes de travail. 



Pour en savoir plus sur la location ou réserver une des salles de l’Innovation Factory contactez directement l’équipe de l’association par mail à : contact@innovationfcty.fr 

0

Tech&Code Factory

En avril dernier, avec le soutien de ParisCodeet de Pôle Emploi, l’Innovation Factory s’est associée avec deux de ses entreprises partenaires Natixis et OnePoint, pour créer La Tech&Code Factory : une formation spécialisée dans le développement web qui répond à la demande croissante de la part des entreprises. En cette nouvelle année scolaire, le projet voit le jour.

Une rentrée prometteuse 

Le mardi 1er octobre, la toute première promotion de Tech&Code a fait sa rentrée. La formation innovatrice est entièrement gratuite pour les apprenant.e.s et accessible en apprentissage dès la deuxième année de formation. En effet, cette toute première promotion est associée à deux entreprises, Natixis et Onepoint, désireuses de collaborer tout au long de la formation avec les étudiants et de les accompagner. 

Le premier jour donne le ton de la formation. Après une présentation de l’année, des grandes phases de son programme et des enjeux de la collaboration étudiants-entreprises par Bruno Faure, Directeur de La Tech&Code Factory, les 21 apprenants démarrent leur première session de travail avec un projet : une semaine de lancement du programme qui a pour but d’initier les apprentis au mode projet et au fonctionnement du cursus.  

Une école-entreprise de développement web

Fruit d’une concertation avec nos entreprises partenaires concernant leur besoin croissant de recruter des développeurs, La Tech&Code Factory permet de former les futurs développeurs Web grâce à une pédagogie tournée vers l’action et le mode projet. 

Le lien avec l’entreprise est repensé pour garantir un accompagnement personnalisé dans leur intégration. Ainsi, les étudiants collaborent au nombre de 5 durant l’alternance et apprennent ensemble la culture professionnelle. La formation est également rythmée par des séances de mentorat afin d’accompagner les apprenants.

« Ce bachelor est au croisement de l’enseignement académique et professionnel car la formation ne se restreint pas uniquement aux besoins des entreprises mais au contraire anticipe leurs besoins futurs. Je suis convaincu que c’est le lien permanent avec l’entreprise et une évolution constante du cursus qui garantissent l’employabilité des étudiants. Une formation de qualité, garante de l’employabilité des étudiants, autrement dit une école-entreprise : voilà mon ambition. » Brune Faure, Directeur de La Tech&Code Factory


D’une durée de 3 ans, la formation offre aux apprenants les clés pour comprendre les problématiques opérationnelles des entreprises et se donne pour objectif de développer l’expertise des étudiants et de permettre à chacun d’intégrer pleinement le monde professionnel, avec un bagage de compétences adaptés aux attentes des entreprises.

Pour plus d’information, rendez-vous sur le site officiel de La Tech&Code Factory.  

0

CFEE

De la collaboration entre professionnels et étudiants en passant par la réalisation de projets de transformation numérique, CFEE (le Campus Formation Étudiants Entreprises) vient d’accueillir sa nouvelle promotion le lundi 16 septembre. 

Issue de la collaboration entre La Web School Factory, l’Innovation Factory et l’Université Paris Dauphine, la formation de 10 mois en intrapreneuriat CFEE, accueille des salariés de plusieurs entreprises et des étudiants qui vont suivre ensemble un cursus axé sur la réalisation de projets de transformation numérique dans un cadre innovant. 

L’intrapreneuriat apparaît comme l’une des clés des entreprises pour inventer le futur de leurs organisations. Ce cursus tend à insuffler la culture de l’innovation pour répondre aux exigences des entreprises et aux besoins des étudiants. 

Au programme, une centaine d’heures de cours, deux projets dans l’année en équipes mixtes (collaborateurs et étudiants) pour travailler sur les problématiques de la culture de l’innovation, d’intrapreneuriat et de transformation digitale. CFEE c’est également un campus dédié et un diplôme d’université à la clé. 

Pour cette deuxième rentrée, la formation accueille une vingtaine d’étudiants ainsi que 16 collaborateurs des entreprises et groupes ODDO BHF, Natixis et Fnac-Darty. Le cursus propose de former des équipes mixtes entre collaborateurs de différentes entreprises et étudiants de plusieurs écoles afin de former des équipes pluridisciplinaires, aux compétences variées et complémentaires.  

Après une journée de rentrée et de découvertes, les apprenants commencent directement leur cursus par une semaine de hackathon au campus ! L’occasion pour chacun de rentrer dans le vif du sujet, de découvrir le fonctionnement de ce nouveau cursus, la méthodologie de travail… Et de découvrir son équipe ! 

En savoir plus sur le programme CFEE

0

Étape Design, Tech&Code Factory

Rencontre avec Anouk, une étudiante qui termine son parcours à l’Étape Design… Avant de poursuivre à la rentrée avec le Bachelor Tech&Code Factory : deux formations propulsées par l’Innovation Factory. Elle revient sur son parcours et ses choix d’orientation pour l’année prochaine. 

Hello Anouk, peux-tu te présenter ? Quel est ton parcours ? 

Je m’appelle Anouk, j’ai 20 ans et à la rentrée et après une formation de 10 mois à l’Étape Design, j’intègre le Bachelor Tech&Code. 

En seconde, et malgré mes bons résultats, j’ai décidé de mettre fin à mes études : je ne rentrais pas dans le moule du système scolaire français car je ne me retrouvais pas dans les techniques d’apprentissage et l’organisation de l’école.  J’ai longtemps hésité sur mon parcours scolaire à tel point que j’ai arrêté les cours pour réfléchir sur mon orientation. 

J’avais cependant une certitude : j’ai toujours été intéressée par le domaine du numérique. C’est au cours d’un Game Jam, un hackathon de 72 heures sur le thème du jeu vidéo, que j’ai commencé à appréhender le codage. Cette expérience m’a permis de me conforter dans mon orientation. Je me suis donc formée en autodidacte en suivant des moocs en ligne où j’ai pu apprendre le développement web. Pour autant, j’ai recherché un établissement dans ce domaine qui pourrait me convenir. Ainsi, la Mission Locale et Pôle Emploi m’ont parlé de l’Étape design, la formation de Web Design pour des jeunes en réinsertion professionnelle ou réorientation scolaire. La réunion d’information avec l’ensemble de l’équipe pédagogique m’a encouragée à suivre cette formation. 

Après mon année à l’Étape Design, je me suis remise en question car j’hésitais entre le web design ou le développement web. J’ai appris que Bruno Faure, Directeur Pédagogique de l’Étape Design co-construisait avec des entreprises, un Bachelor en développement web : La Tech&Code Factory. Je me suis directement inscrite à une des sessions d’admission.

Comment s’est déroulée ton année à l’Étape Design ?

L’Étape Design revisite le système scolaire. C’est une formation vraiment différente des autres : il n’y a pas de notes mais une acquisition de compétences métiers, il n’y a pas de cours mais des projets concrets. La formation est construite de telle sorte à ce que l’on souhaite toujours se surpasser. Sur le plan personnel, les autres étudiants viennent de tous horizons avec des expériences différentes. 

Peux-tu nous en dire plus sur le rythme de cette formation ? Et les enseignements proposés ? 

La pédagogie de l’Étape Design est scindée en deux : un enseignement théorique les premiers mois que l’on met ensuite en pratique avec l’Agence Inclusive à savoir une micro-entreprise gérée par les étudiants qui répond aux besoins numériques des entreprises. Ces dernières nous confient des projets de conceptions de maquettes de newsletter, de sites internet, etc. 

Quant aux enseignements, ils sont centrés autours du web design : wireframing, design d’interface, typographie, maquettage graphique, etc. On a également des cours génériques à savoir l’Histoire de l’art, suite Adobe, WordPress, MJML, Github, etc. Il n’y a pas un seul cours que j’ai trouvé inintéressant.

Quels sont à tes yeux, les principaux atouts de l’Étape Design ?

L’Étape Design se démarque de la pédagogie scolaire traditionnelle : la méthode d’apprentissage est vraiment basée sur l’autonomie. On est considéré dès le début comme des professionnels. L’Étape Design m’a permis de réaliser qu’il n’existe pas qu’un seul chemin pour atteindre son objectif. 

Après cela tu as tenté le concours Tech&Code Factory, comment s’est déroulée ton admission à l’école ? Et puis ton entretien avec l’entreprise Natixis ?

Le concours était composé de tests techniques, de tests de culture numérique, de projets collectifs et d’un entretien individuel avec Bruno Faure, son Directeur. Mes connaissances m’ont permis de me distinguer des autres candidats. Ensuite, les étudiants admissibles passent un entretien avec les entreprises partenaires de ce Bachelor : Natixis et Onepoint

Pour ce qui est de l’entretien, je dois avouer que je ne connaissais pas bien Natixis. Pour autant, ses valeurs et son éthique correspondent entièrement à mes attentes. Les missions qui me seront confiées en alternance en deuxième année vont me permettre de monter en compétences. 

Qu’est-ce qui t’as incitée à t’inscrire au concours de Tech&Code Factory ?

Suite à l’Étape Design, je voulais de nouveau bénéficier d’une formation professionnalisante qui répond à des besoins concrets. Après avoir lu la brochure pédagogique, j’ai tout de suite été conquise. Il s’agit d’un cursus en trois ans, en apprentissage, 100 % gratuit et rémunéré dès la deuxième année. De plus, c’est une formation axée sur des cas concrets en lien avec les besoins et les problématiques des entreprises. C’est exactement ce que je recherchais. 

La formation au développement web offre de multiples débouchés, dans quelle spécialisation souhaites-tu t’orienter précisément ?

L’heure n’est pas encore à la spécialisation. Je souhaite être une touche-à-tout en ayant des compétences larges pour pouvoir répondre correctement aux besoins des entreprises !

Selon le talent du numérique, le chiffre moyen de filles dans les écoles et établissements de formation liées au numérique tourne autour de 15%. Qu’en penses-tu ?

Certes, c’est un milieu essentiellement masculin mais ces métiers ne devraient pas avoir de genre. C’est grâce à des formations comme La Tech&Code Factory, ou des entreprises telles que Natixis, que les disparités hommes/femmes tendent à diminuer car elles sont sensibilisées à la féminisation des métiers du numérique. 

0

Collaborations étudiants - entreprises

Souvenez-vous, du jeudi 04 au samedi 06 octobre 2018, la RATP avait fait appel à l’Innovation Factory et à La Web School Factory pour organiser son premier week-end challenge au sein même de l’école de management du numérique. Avec pour problématique «Comment renforcer le lien entre la RATP et ses voyageurs ?», le Groupe avait vu naître des idées de projets proposant aux voyageurs une nouvelle expérience de transports en commun.


Le projet « Tranches de vie » récompensé par le jury

L’équipe gagnante de ce marathon de la créativité avait proposé au Groupe un dispositif pour raconter des moments de vie en lien avec les stations et les quartiers où l’on se situerait, sous forme d’inscriptions sur le sol. Placer l’humain au cœur de l’expérience client, s’approprier l’espace, intriguer, divertir, faire sourire, sont autant de motivations qui ont permis à l’équipe d’imaginer ce projet :

« Je pense que la simplicité et l’évidence de ce projet sont des raisons importantes pour lesquelles le jury a accroché. Celui-ci met en exergue la longue histoire des parisiens avec leur entreprise de transport et ouvre de nouveaux canaux de discussion avec la RATP et entre les parisiens eux-mêmes » explique Maxime Schneider, étudiant de 3ème année en majeure Technologies Numériques à La Web School Factory, et membre de l’équipe gagnante.

Cette expérience unique à chaque station est aujourd’hui en cours de développement dans l’entreprise.

Être partenaire de l’Innovation Factory et pouvoir proposer ces projets de collaboration avec les étudiants, comme le Week-End Challenge, sont bénéfiques et dynamisants pour le Groupe RATP. Défier les étudiants à proposer en 36 heures un concept venant répondre à notre problématique, nous a permis d’imaginer de nouvelles propositions pour nos voyageurs. Aujourd’hui, le projet « Tranches de vies » est en cours de développement et sera déployé en 2020”, ajoute Stéphane Caristan, Délégué Recherche et Innovation @RATP

Ce Week End Challenge est l’illustration d’un concept étudiant devenu réalité en entreprise pour répondre à une problématique identifiée. Chaque année, l’Innovation Factory organise de nouveaux week-ends challenge pour initier les étudiants au marathon créatif et permettre aux entreprises d’identifier de nouvelles pistes et concepts innovants !

Découvrir les autres formats de projets étudiants-entreprises.

0

Études

Véritable phénomène caractéristique d’une transformation socio-économique, les plateformes d’innovation se développent partout dans le monde. On les appelle tiers-lieux, open labs, incubateurs, accélérateurs, fab labs, makerspaces, espaces de co-working ou encore espaces collaboratifs. L’Innovation Factory et Bpifrance Le Lab ont d’abord étudié ce phénomène en Île-de-France en 2017 puis dans toute la France en 2018, travaux menés par Valérie Merindol et David W. Versailles, co-responsables de la Chaire newPIC de Paris School of Business. Cette nouvelle publication apporte une dimension internationale à la taxonomie existante, au travers de l’étude de douze lieux dans cinq grandes régions d’Asie. Elle permet de dresser un panorama complet et ainsi de comparer les plateformes d’innovation en France et en Asie.

Dans un monde digital où la flexibilité, la fluidité des échanges et la combinaison de compétences hétérogènes constituent des éléments clés des nouveaux processus de créativité, les lieux d’innovation jouent un rôle majeur dans le management de l’innovation et se développent un peu partout dans le monde.

Les deux précédentes études réalisées en 2017 et 2018 ont démontré que les plateformes d’innovation se caractérisent par trois dimensions clés : un lieu physique, une communauté et un portefeuille de service qui évolue rapidement. Elles nous ont également appris qu’il n’existe pas de modèle unique : les plateformes diffèrent par leurs modèles d’affaires, leurs partenaires (publics et privés), leurs statuts juridiques et le panel d’activités proposées. En France, les plateformes d’innovation agissent comme de véritables catalyseurs de l’innovation en combinant une double fonction d’« apporteurs de contenus » et « apporteurs de réseaux », ce qui contribue à casser les silos au sein des écosystèmes. Les grandes entreprises ne sont pas en reste. Quel que soit leur secteur d’activités, elles ont créé des « open labs », pour les aider à relever les nouveaux défis de l’innovation.

Le parallèle avec l’Asie, de cette nouvelle étude menée par Valérie Merindol et David W. Versailles, permet de mettre en lumière les points de convergence et les différences entre la France et l’Asie. Le poids croissant de l’Asie-Pacifique dans l’économie mondiale en fait aujourd’hui une scène d’innovation à part, qui justifie l’intérêt de cette comparaison. 

Si la France est un pays installé dans la dynamique des écosystèmes européens, les pays comme la Chine, l’Inde, la Malaisie, le Myanmar (ex Birmanie), Singapour et le Bengladesh présentent de fortes disparités politiques, économiques, sociales, géographiques et sociologiques qui vont générer d’importantes variétés entre les modèles de développement et d’innovation. La comparaison permet de montrer les similitudes et les pratiques spécifiques à chaque continent, tout en soulignant la nécessité d’inscrire dans une approche de plus en plus internationalisée la stratégie des plateformes d’innovation comme des open labs d’entreprises.

Au total, vingt-trois entretiens ont été réalisés en Asie, dans sept pays différents (sept plateformes d’innovation et cinq « open labs » d’entreprises) afin de collecter des données concrètes permettant de faire une analyse comparative avec la France. Ce nouveau volet se conclut par des recommandations concrètes à destination des startups et des grands groupes.

Les grandes conclusions de l’étude :

Cette étude a permis de montrer que les modes de fonctionnement des plateformes d’innovation et des open labs d’entreprises sont assez comparables en Asie et en France. Ils obéissent aux mêmes principes.


Cette étude permet d’identifier trois enjeux clés :

Certaines plateformes d’innovation se positionnent de façon précise et délibérée sur les phases d’accélération de startups, y compris sur les activités d’industrialisation. Leur stratégie et les services qu’elles proposent renvoient à des modèles stratégiques variés qui répondent aux mêmes principes en France et en Asie. En Inde et en Chine, ces plateformes s’appuient sur un écosystème d’innovation très dynamique, qui facilite la mise en place d’activités pour l’industrialisation des startups.

Pour les grandes entreprises, le rôle des « open labs » devient un enjeu important pour animer des écosystèmes nouveaux sur la dynamique de l’open innovation, dans une démarche multi- ou pluri-disciplinaire. Cela représente un enjeu important, en Asie comme en France, mais cette dynamique semble plus avancée en Asie. Il ne s’agit pas seulement d’identifier des startups utiles pour faire évoluer le portefeuille d’activités de la grande entreprise, mais aussi de favoriser l’accélération des startups et, plus largement, de permettre l’émergence d’écosystèmes prêts à porter des projets disruptifs. Cette démarche est au service de la stratégie de diversification et d’adaptation continue des grandes entreprises, qui doivent introduire sans cesse de nouveaux produits et de nouveaux services pour préserver leur position de marché.

Ensuite, les stratégies d’internationalisation des plateformes d’innovation et des « open labs » d’entreprise répondent à des stratégies précises. Ces dispositifs ne sont pas seulement un moyen d’animer des communautés et écosystèmes locaux. Ils participent à une dynamique de globalisation.

Pour les plateformes d’innovation, une distinction intéressante émerge entre celles qui sont « globales » et les autres. Les plateformes globales développent une capacité à accompagner le changement d’échelle des startups et à se positionner sur le marché international.

Pour les « open labs » d’entreprise, l’enjeu est de placer les compétences et les activités au plus près des compétences les mieux adaptées pour être efficace dans la dynamique d’open innovation. Les grandes entreprises passent aussi d’une logique d’« open labs » à une organisation avec un réseau d’open labs aux missions souvent complémentaires. Ce réseau tire parti de l’environnement local mais s’insère dans une stratégie globale pour relever tous les défis de l’entreprise. L’adage « act lobal, think global » prend alors tout son sens.


L’analyse présentée dans ce rapport permet d’ouvrir des perspectives et d’émettre une série de recommandation pour les grandes entreprises et les startups.

Un projet mené en collaboration avec Innovation Is Everywhere

 

Les données asiatiques reportées dans cette étude ont notamment été collectées par Martin Pasquier, Directeur Général de Innovation Is Everywhere, qui dans son dernier rapport tire le portrait de douze espaces d’innovation, répartis dans cinq grandes régions d’Asie Pacifique, permettant ainsi d’établir un décryptage de leur business models et de connaître les opportunités pour les acteurs européens sur ces espaces d’innovation en Asie.



Basée à Paris et Singapour, Innovation Is Everywhere est une agence de conseil en innovation, spécialiste de la disruption positive, qui réalise des études de tendances et organise des learning expeditions sur mesure dans les écosystèmes asiatiques et européens.

Rendez-vous sur le site www.plateformes-innovation.fr pour télécharger les études complètes

0