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Interviews Partenaires

« L’Innovation Factory est une réponse extrêmement intelligente aux problématiques de transformation numérique des entreprises. »

Quelles motivations ont été à l’origine du partenariat entre Asmodée et l’Innovation Factory ?

Le partenariat d’Asmodée avec l’Innovation Factory s’inscrit dans le cadre d’une longue réflexion sur l’avenir du jeu de société.

Asmodée est une entreprise d’édition et de distribution de jeux de sociétés qui connaît une très forte croissance et est aujourd’hui leader en France et qui réalise 70% de son activité à l’international. La stratégie du groupe a été bâtie sur 2 piliers :

· L’éditorial : Asmodée possède des studios d’édition qui développent des produits sur la base de prototypes

· La distribution : Asmodée distribue des jeux édités par ses studios et par des éditeurs tiers

Asmodée est donc un acteur majeur du jeu de société au niveau mondial. Pour le rester, j’ai compris très vite que l’on avait besoin d’un troisième pilier : le digital.

L’enjeu aujourd’hui est d’accompagner nos communautés, qu’elles soient joueuses expertes ou grand public, tout au long de la journée, dans son activité ludique. Autrement dit par exemple, nous sommes présents autour d’une table, lorsqu’ils jouent avec des amis ou en famille et dans le métro, en version digitale, lorsqu’ils jouent contre l’intelligence artificielle ou en réseau.

Ce qui nous intéresse et ce que l’on croit est la forte valeur du du digital comme vecteur extrêmement complémentaire de l’expérience ludique physique. La porte d’entrée dans l’univers du jeu est aujourd’hui ou digitale, ou physique. Il convient donc d’être un acteur sur les deux. C’est ce que j’appelle le chemin ludique.

 


Si on analyse quelles ont été les ruptures dans l’évolution du jeu de société, nous pouvons identifier les dés, les cartes à jouer comme éléments ayant fortement contribué à structurer son histoire. Si demain, on devait aller vers une nouvelle rupture, j’aimerais donner les moyens à Asmodée pour qu’elle soit en mesure de contribuer à la faire émerger. J’ai donc réfléchi à monter un Lab de recherche sur le jeu de société, sur le modèle des lab de recherche universitaire américain, qui mettrait en contact des professionnels du jeu, de l’enseignement ou même une structure académique, d’experts divers et variés (notamment en statistiques, très utiles dans la plupart des jeux de sociétés).

L’objectif : faire ressortir une nouvelle façon de jouer.

J’en étais là de ma réflexion quand je rencontrai Anne Lalou qui me présenta l’Innovation Factory. Je compris alors rapidement qu’il y avait là un lien très fort entre mon idée de Lab de Gaming et le témoignage d’Anne Lalou. Le partenariat a été signé. Mais le Lab n’a pas vu le jour tout de suite. Même sans Lab, même avant le Lab, nous sommes devenus partenaires car l’Innovation Factory est une réponse extrêmement intelligente aux problématiques de transformation numérique des entreprises.

C’est un lieu d’échange formidable sur les évolutions de nos business vers le digital. Les Open Day, les WE Challenge sont de formidables outils d’accompagnement de notre transformation digitale.

À court ou moyen terme, quels projets avez-vous mis en place avec l’Innovation Factory ? Avec quels résultats ?

Qu’est-ce-que le jeu de société sur le digital ? Comment réfléchir à un environnement multi-supports ? L’Innovation Factory nous aide à trouver des réponses au travers de la création de programmes spécifiques autour de nos métiers réunissant des étudiants du campus et des experts. En parallèle, chez Asmodée, une équipe travaille avec l’Innovation Factory sur un volet digital technique et un volet digital global (managérial et business). Plusieurs sessions projets ont eu lieu avec des étudiants. Ces cas pratiques qui portent sur la digitalisation de nos jeux sont passionnants. Nous avons par exemple lors d’une de ces sessions présenté notre jeu Les aventuriers de rail, un de nos jeux physiques emblématiques et qui rencontre un succès mondial dans sa version digitale).

 

Les étudiants ont réfléchi aux améliorations qui pouvaient être proposées. Avec Marwan Mazloum, leur maître de projet, ils ont désossé les mécanismes du jeu et proposé une évolution de la méthodique ludique qui a donné lieu à des transformations présentes dans la nouvelle version du jeu.

Et demain ? Qu’est-ce-que vous imaginez pour le futur ? De quelle manière va vivre ce partenariat ? 

 

Le partenariat Asmodée/Innovation Factory va continuer à se développer autour de la création du Lab, point d’orgue de ce partenariat. L’état d’esprit des étudiants est particulièrement intéressant. Ils nous amènent à réfléchir différemment, à creuser des concepts. Nous avons de ce fait aujourd’hui une meilleure vision de ce qui pourra être le Lab. On réfléchit aux différentes thématiques. Ouverture prévue en 2016.

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L’interview de Florence Delacour, Directrice des ressources internes à la Fondation de France

 

Quelles motivations ont été à l’origine de votre partenariat avec l’Innovation Factory ?

Le partenariat entre la Fondation de France et l’Innovation Factory remonte à l’automne 2014. Au début, je ne connaissais pas l’Innovation Factory. Lors d’une réunion du CIGREF, j’en j’en ai entendu parlé par l’intermédiaire du DSI du PMU et du DSI d’Accor Hotels, Laurent Idrac. Tous deux ont évoqué leur partenariat avec l’Innovation Factory en indiquant qu’il leur avait permis un regard nouveau et une réflexion accélérée sur certains changements.

J’ai donc pris rendez-vous avec Anne Lalou qui m’a présenté son projet et la manière dont fonctionne l’Innovation Factory et j’ai trouvé cela très séduisant et particulièrement : l’école et la confrontation avec les étudiants qu‘elle induit, la volonté de créer un véritable lieu de rencontre et d’échanges, ainsi que la volonté de réunir différents acteurs de différentes tailles et différents horizons autour de projets communs. Ces aspects ont également séduit le directeur de la Fondation de France. Nous pensons en effet que, dans un projet lié au numérique, l’intelligence est collective et la réussite naît de la collaboration d’acteurs d’horizons différents. Or, l’Innovation Factory correspond parfaitement à cette idée et notamment la Web School Factory qui forme des étudiants d’univers différents (moins classiques que les écoles d’ingénieurs par exemple) intéressants pour enrichir les vues que nous avions.

En effet, à ce moment, la Fondation de France venait d’achever sa transformation IT qui s’est déroulée de 2007 à 2012. Cette transformation très rapide qui liait processus et systèmes d’informations nécessitait une approche différente avec :

· La refonte de la relation client (vision 360°)

· L’entrée dans un écosystème numérique (pas seulement une suite de sites web)

· Le développement de services décentralisés via le numérique

· La maîtrise des enjeux autour de la donnée (ce qui permet une gouvernance des données et une sécurisation de ces données)

Il était évident que la façon de produire des services IT devait profondément évoluer pour favoriser des projets beaucoup plus agiles.

La manière d’aborder les choses de l’Innovation Factory s’inscrit dans cette optique. Nous devons aller vers des lieux d’ouverture différents. Ce que faisait l’Innovation Factory correspondait à ces critères. Le partenariat a été signé.

Sur quels sujets avez-vous déjà travaillé avec l’Innovation Factory ? 

Les étudiants ont jusqu’à présent travaillé sur deux thèmes liés à la refonte de notre site web. Lors d’un Anti-Masterclass, nous leur avons donné pour consigne de challenger notre site web en leur demandant comment l’optimiser : qu’est-ce-qui est intéressant ? Qu’auraient-ils fait différemment ? Nous leur avons également demandé de réfléchir au maquettage de notre nouveau site web. Ils ont présenté leurs réflexions et recommandations lors d’une journée de soutenance à laquelle j’ai participé.

Cela était particulièrement intéressant car nous avons d’ordinaire un public plutôt senior et nous avions l’opportunité ici d’avoir les retours d’un public jeune. Ils ont présenté leur vision du parcours de navigation, les templates qu’ils auraient utilisés et ont proposé des dashboards sur les donateurs, la mise en place d’ambassadeurs. Nous avons complété cela par un groupe test avec un panel plus âgé et nous avons trouvé des similitudes avec ce qui nous avait été proposé par les étudiants de la WSF.

Cela était particulièrement intéressant car nous avons d’ordinaire un public plutôt senior et nous avions l’opportunité ici d’avoir les retours d’un public jeune.

J’ai été très agréablement surprise par la maturité des étudiants, la très bonne maîtrise de leurs exposés. Ce n’est pas seulement un public avec une approche technique mais aussi des « vendeurs », des commerciaux qui défendent leurs idées et argumentent. Malgré leur spécialisation, tous ont une vraie volonté de comprendre le business avec intelligence. Vu le domaine de la Fondation de France, on pouvait s’attendre à un excès émotionnel mais cela n’a pas du tout été le cas. Ils ont eu une véritable volonté de compréhension de l’approche économique.

En définitive, nous nous sommes servis de certaines de leurs idées et approches pour mettre en place notre site web actuel. Ils ont eu de vraies bonnes idées. Parfois, nous ne les avons pas toutes utilisées mais elles n’en étaient pas moins pertinentes.

Jusqu’à maintenant, ce partenariat a-t-il répondu à vos attentes ? 

Ce partenariat avec l’Innovation Factory est véritablement enthousiasmant : le dynamisme de cette structure (et celui d’Anne Lalou est à souligner), l’ambition pour le campus et l’école, le projet pédagogique sont des atouts. L’ambition sociale du campus particulièrement nous interpelle car elle est en parfaite adéquation avec les valeurs de la Fondation de France. Cette volonté d’être un ascenseur social est bien présente. Les jeunes ont parfois eu un parcours sinon chaotique du moins non rectiligne. Ils ne sont pas dans un système bac/classes prépa/grandes écoles mais c’est pour moi une école de talents, un autre lieu où la valeur peut se construire.

C’est aussi un lieu en mouvement. Le numérique implique une transformation profonde de l’organisation du travail et des compétences et cette évolution concerne mes collaborateurs. Il m’est donc arrivé d’organiser des séminaires sur le campus de l’Innovation Factory pour que mes équipes soient toujours parties prenantes de ce monde en changement et en constante évolution.


J’apprécie également beaucoup les Open Days organisés par l’Innovation Factory. Beaucoup de sujets passionnants ne sont pas directement adaptables à l’entreprise immédiatement mais cela nous permet de connaître les grandes tendances en matière d’innovation. Ce qui est intéressant dans ces journées, ce ne sont pas forcément les outils, mais les enjeux et les grandes problématiques qui sont présentées nous interpellent.

Je pense notamment à une journée dédiée à la place de la vidéo. Dans les prochaines années, l’image et la vidéo représenteront 70% à 80% des flux internet. Nous avons d’ailleurs consacré une place très importante au visuel dans la construction de notre nouveau site web. Même si l’on n’a pas immédiatement l’utilisation des innovations présentées, ces journées permettent de repérer des signaux faibles amenés à se développer.

Qu’est-ce-que vous imaginez pour le futur ? Des projets que vous aimeriez mener à bien ?

Nous faisons travailler les étudiants sur l’amélioration de l’expérience utilisateur dans les systèmes d’information. Aujourd’hui, trois mondes s’affrontent : l’ERP avec parfois ses lourdeurs, les applications plus ou moins lourdes et le web, synonyme d’aisance.

J’ai un rêve : qu’un jour, l’utilisateur n’ait pas besoin de formation pour utiliser des applications informatiques, que tout soit simple, intuitif, ergonomique. Peut-être que les étudiants de la Web School Factory m’aideront à le réaliser…

 

Les étudiants travaillent actuellement sur un prototype. J’attends de voir les résultats de leur travail. Le challenge est de taille car ils doivent injecter plus de fluidité et d’ergonomie en tenant compte des contraintes éditeur.

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